Golden World Trail Series : à Noli, avere le ali ai piedi
Après un début de saison sur le continent asiatique, les GWTS font leur retour en Europe, ce samedi 17 avril, plus précisément à Noli (Italie). La ville de bord de mer est bien connue des coureurs du circuit puisqu’elle a accueilli la grande finale de la saison 2023. L’occasion également de retrouver deux figures bien connues du circuit, Rémi Bonnet et Elhousine Elazzaoui. Coté féminin, Maladina Florea reviendra sur le lieu de sa première grande victoire en 2023 qu’elle avait remporté à l’occasion de la finale de la saison.
Imaginez, un bord de mer baigné de lumière, dans le soleil levant de Ligurie. À priori, on ne pense pas, instinctivement, au ratio dénivelé/ kilomètres ou aux relances en fin de côte. Et pourtant, si le public italien pourra profiter de la petite commune de la Riviera di Ponente, un sacré cortège de coureurs et coureuses du monde entier sera bien présent pour avaler 26 km et 1430 mètres de dénivelé. Divisé en cinq boucles, le circuit promet « des vues de bord de mer à couper le souffle, une ambiance électrique dans le cœur de la fan zone et des sentiers techniques et accidentés ». Coté liste de départ, le retour d’athlètes phares des GWTS et du repos bien mérité pour certains acteurs de la tournée asiatique. Andiamo !
Madalina Florea, bis repetita ?
C’est très probablement une des belles histoires de cette étape italienne. La Roumaine de l’équipe Scott va faire son retour, deux ans plus tard, sur le lieu de son premier sacre en GWTS. Partie sur un rythme effrénée, elle avait alors réussi avec brio à maintenir son avance sur sa concurrente Judith Wyder, pourtant auteure d’une remontée fantastique qui l’avait vu terminer à seulement quinze secondes de Madalina Florea.
La même saison, la coureuse de 32 ans s’était adjugée la troisième place du classement général derrière Sophia Laukli et Judith Wyder.
Aujourd’hui, elle fait toujours partie des meilleures coureuses du peloton, et, a commencé sa saison 2025, comme la plupart de ses courses, sur les chapeaux de roue. Deuxième lors de la première manche à Kobe et troisième à l’occasion de l’étouffante Jinshanling Great Wall Trail Race, elle est la seule coureuse à être apparu deux fois sur le podium en ce début de saison. Et si la tournée asiatique a semblé être particulièrement éprouvante pour les organismes, notamment en raison des conditions climatiques, on peut penser que ce pèlerinage en Ligurie est coché depuis quelque temps sur le calendrier de Madalina.
Toutefois, et malgré une terre italienne qui lui a offert un de ses plus belles victoires, la coureuse au cinq podiums en 2024 aura affaire à une forte concurrence. À commencer par la grande championne de la saison dernière, vainqueur du classement général, mais aussi de la grande finale, Joyce Njeru.
Certes, la Kényane n’a pas réalisé un début de saison époustouflant (6e à Kobe après une erreur de parcours, abandon en Chine) et ne pointe pour l’instant qu’à la 10e place du classement général, il ne faut certainement pas enterrer les chances de la coureuse NNormal.
Dans son sillage, Naomi Lang (Salomon) et Philaries Kisang (On Running) voudront également troubler le scénario idéal de Madalina Florea, mais alors chi vincerà ?
Bonnet et Elazzaoui, le retour des rois
Ce n’est sûrement pas faire offense aux autres coureurs que de dire que le retour de Rémi Bonnet (Salomon) et Elhousine Elazzaoui (NNormal) changent presque totalement la donne, tant les deux coureurs font partie des cadors des GWTS. Le Suisse a remporté le classement général des GWTS en 2022 et en 2023, avant que le Marocain ne lui vole la couronne, en 2024, en survolant magistralement la saison (huit podiums en neuf courses, cinq victoires, dont la grande finale).
Absents du début de saison, les deux coureurs ont fait le choix de l’Italie pour leur grande rentrée en GWTS. La bataille s’annonce déjà belle, et si le Marocain avait remporté la grande finale 2023 sur le même parcours, la fraîcheur du Suisse cette saison pourrait bien rééquilibrer les forces.

Et si l’athlète NNormal ne nous partage malheureusement pas ses sorties sur Strava, son début de saison n’a pas été pour autant dépourvu de succès. Il s’est notamment imposé à l’occasion du 20 km de l’Ultra Trail Chianti.
Le Suisse, de son côté, a, comme souvent, passé son début d’année sur les skis, avec un certain succès : 8 victoires sur 8 étapes de coupe du monde, assortis de deux titres de champions du monde. De quoi lui imposer des peaux de phoques sous les chaussures ce samedi pour donner une chance à ses adversaires ?
Il faudra également compter sur Philemon Ombogo, qui a réalisé un début de saison sérieux à Kobe (deuxième), puis Chengde (deuxième). Coté local de l’étape, il ne fait pas l’ombre d’un doute que Cesare Maestri voudra porter haut les couleurs de l’Italie.
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