Kipngeno et Alonso ouvrent le bal à Kobe
Les Golden Trail Series ont débuté ce 19 avril à l’occasion du trail de Kobe. L’étape japonaise, marquée par une moiteur étouffante, a tenu toutes ces promesses. Terrain technique, ratio dénivelé par kilomètre étourdissant et performances de haute volée : les ingrédients d’une étape réussie étaient réunis. L’Espagnole Sara Alonso (Asics) et le Kényan Patrick Kipngeno (Run2Gether On) se sont imposés au terme de deux courses aux scénarios épiques.
Un soleil de plomb, une humidité à vous faire perdre le sodium d’une vie, et 2 100 mètres de dénivelé positif. Pour certains, cela s’appelle l’enfer, mais pour les athlètes des GWTS, on appelle cela un dimanche matin.
À peine l’échauffement des coureurs avait-il débuté que déjà traileurs et traileuses étaient en nage, engloutissant flasque après flasque et s’arrosant de toute part. Même les coureurs les plus aguerris et les plus habitués à ces conditions extrêmes tels que Ryunosuke Omi (Salomon) et Takako Takamura paraissaient impressionnés par les conditions du jour.
Alonso supersonique, Kipngeno à l’expérience
Chez les féminines, la jeune espagnole arrivait certes avec de sérieuses ambitions, mais avec la kényane Joyce Njeru (NNormal), vainqueuse de la saison 2024, dans la liste de départ, on pouvait difficilement prévoir que la coureuse du team Asics réalise une telle performance.
La hiérarchie semblait d’ailleurs respectée lors des premiers kilomètres de cette édition Japonaise, puisque au pointage du neuvième kilomètre, c’est la Kényane qui se présentait en tête. Et si la coureuse de l’équipe fondée par Kilian Jornet paraissait dérouler une foulée moins dynamique que ses poursuivantes (Madalina Florea et Sara Alonso), elle possédait alors vingt confortables secondes d’avance.
Mais l’Espagnole, particulièrement rapide sur les portions « roulantes » (si tant est qu’elles existent sur ce parcours) n’a cessé de grappiller seconde après seconde, passant la Roumaine dans un premier temps avant de déposer Njeru, pour qui la seconde moitié de course a été particulièrement difficile. La Kényane s’est en effet écroulée, probablement harassée par la chaleur, et a terminé seulement sixième de la course. Sara Alonso empoche donc sa première victoire de la saison et 200 points précieux pour le classement final. Derrière elle, Malalina Florea (Salomon) décroche la deuxième place qu’elle avait obtenu à trois reprises lors de la saison précédente. Espérons que son talent lui permettra de rapidement prendre la première marche du podium. Enfin, l’Espagne était à l’honneur en terre Japonaise puisque la compatriote de Sara Alonso, Malen Osa (Salomon) complète ce trio de tête.
La prochaine étape prévue en Chine le 26 avril devrait offrir des conditions tout aussi dantesques aux coureuses. Il faudra donc suivre avec attention la stratégie des équipes, notamment pour préserver les athlètes de deux courses aux conditions particulièrement difficiles.
Côté masculin, les favoris ont été au rendez-vous. Particulièrement en vue la saison passée, les deux Kényans Patrick Kipngeno et Philemon Ombogo (tous deux Run2Gether On) ont survolé la course. Si le Suisse Joey Hadorn a impressionné, particulièrement lors des descentes, Patrick Kipngeno savait parfaitement que faire pour gagner à Kobe. Parti relativement prudemment, il a pris les commandes dès le second tour et ne les a plus jamais rendues. Cela deviendrait presque une habitude pour le Kényan puisqu’il avait déjà triomphé à Kobe l’année dernière dans un scénario tout à fait similaire.
En revanche, le reste du podium n’est pas le même qu’en 2024 : Exit Joey Hadorn et Elhoussine Elazzaoui, place à Philemon Ombogo et Bogdan Damian (Datacor Running). Second du classement général la saison passée, le Kényan prend dès la première étape une option sur la victoire finale au classement général, d’autant qu’il a semblé encore plus dominer son sujet qu’il y a un an. Au même titre que chez les athlètes féminines, il sera important de voir si son équipe fait le choix de l’aligner le 26 avril à Chengde lors de l’étape du Jin Shan Ling Great Wall Trail.
La saison des GWTS est donc lancée, entre surprises et confirmations, et nous avons déjà hâte de voir quelles performances nous réservent les athlètes en Chine ce 26 avril.
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